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Présentation de l'édition 2010

Le projet imaginé pour la biennale Urbi & Orbi par la commissaire belge Anne Wauters, repose sur la participation majoritaire d'artistes français et belges, rejoints par quelques artistes d'autres nationalités. Avec e.a. la participation de Mohammed  Bourouissa (F), Denis Darzacq (F), Véronique Ellena (F), Gilbert Fastenaekens (B), Daniel Fouss (B), Pol Pierart (B)...

défaut/festival-urbi-orbi

L'inauguration, fixée au samedi 5 juin, permettra au grand public non seulement de découvrir les expositions mais aussi de participer à des événements festifs et originaux en rapport avec la ligne adoptée pour cette nouvelle édition.
Il s'agira en effet de montrer un des nouveaux visages de la ville actuelle. Analysée, sondée, enregistrée, fictionalisée, la cité a été au centre de nombreuses manifestations photographiques (mois de la photo et autres biennales) depuis plus de vingt ans. Le public y a pris conscience de l'importance du paysage urbain, mais aussi des problèmes liés à l'architecture et au tissu urbain, aux clivages sociaux, aux crises d'identité, aux modifications urbanistiques, au sentiment de solitude voire de rejet, au développement anarchique de la périphérie, à la confrontation aux non-lieux etc.

Denis Darzacq (F), « La chute », 2005-2006 >artistes/Denis Darzacq

A travers non seulement une douzaine d'expositions photographiques mais aussi un choix de vidéos, des installations et des interventions dans l'espace public, l'édition 2010 de la biennale, tout en ne niant pas la difficulté que l'on peut rencontrer à se réaliser dans la cité, voudrait cependant évoquer et révéler le désir croissant du citoyen et de l'artiste de s'inscrire dans la ville, de réagir aux conditions de vie, d'avoir un rôle actif, de se ré-approprier le territoire urbain et de s'y projeter pour en faire son aire de création, d'expression, son champ de réflexion.
Les œuvres sélectionnées amèneront donc une autre vision de la ville, plus dynamique, plus ludique parfois, dépassant plus d'une fois les clichés (notamment ceux concernant les banlieues) afin de montrer quelle nouvelle force de vie, quelle nouvelle énergie anime plus souvent la ville.

La ville en mutation

Nouvelles attitudes vis-à-vis de l'espace public, rapport différent à l'urbanisme, revendications ironiques des citoyens, regard changeant sur un monde actif qui peut pourtant se prêter au calme et à la méditation, notion de la ville comme refuge ou comme espace de liberté, provocation et exploration des limites de l'environnement, théâtralisation de la vie quotidienne voire du bâti, décryptage empathique des modes de vie...

La cité magnifiée

De plus, la ville peut être aussi le lieu du rêve, du fantasme.

artistes/Véronique Ellena
Véronique Ellena (F),
« rue Victor Hugo, Le Havre », 2007. >>



Telle un être vivant, la mégapole/mégalopole captive bien des artistes. Evoquée par une exposition collective, cette autre approche de la ville comme un fait massif, fascinant, presque illimité, voire exaltant, se profile dans l'oeuvre filmique ou dans les photographies couleur des artistes ici réunis. La grande ville est en l'occurrence abordée comme une entité, parfois sublimée, souvent parcourue par la foule des anonymes, en des images qui n'en interrogent pas moins les conditions de vie de ses habitants ou de ses utilisateurs.