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Villes d'ici et d'ailleurs
à la biennale Urbi et Orbi


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.: L'Ardennais du 11 juin 2008




L'Ardennais du 11 juin 2008

Villes d'ici et d'ailleurs
à la biennale Urbi et Orbi

Depuis samedi, le festival de la photo et de la ville s'est emparé de Sedan. Un événement d'envergure internationale qui gagne en notoriété à en juger par le décollage du Off !


Didier Herbillon, recevant les artistes photographes avant que les invités ne s'en aillent découvrir les différentes expositions lors de la réception donnée au château- fort, a souligné à quel point le festival Urbi et Orbi s'était emparé de la ville.
Quoi de plus symbolique, à cet égard, que les grands portraits suspendus au-dessus de la place d'Armes, figurant des Sedanais posant pour la photographe Sandra Solinski dans leur environnement familier. On peut dire, sans exagération, qu'Urbi et Orbi est né du regard de ses habitants, ou plus précisément de la conviction de ceux qui, depuis les premières opérations de réhabilitation ont cru, dur comme fer, que cette ville pouvait être libérée de ses ruines, ce qui s'est produit.

Communication

Et l'enthousiasme avec lequel de jeunes et de moins jeunes photographes, venus des cinq continents ont répondu à l'invitation de Jacqueline Salmon et de Françoise Morin, témoigne du fait que ce festival a de belles années devant lui.
Certes, il gagnerait encore à être mieux connu. La chose n'a pas échappé à Didier Herbillon : « Peut-être n'a-t-on pas assez fait d'efforts de communication.» De fait, si des articles ont pu paraître, on pourrait regretter que les revues spécialisées ne détachent pas leurs critiques sur place afin de donner à l'événement l'écho qu'il mérite.
Que dire des télévisions qui semblent ignorer le festival… Il n'existe pourtant pas, dans l'hexagone à part Arles, Honfleur et Sedan, de festivals de la photographie urbaine.

Et, à la différence de ces deux villes, la requalification urbanistique d'envergure qui est conduite dans le centre ancien depuis plusieurs années confère toute sa signification à cette démarche artistique.
Incontestablement, la nouvelle commissaire (le nom d'Isaballe Bongard est avancé) qui prendra en charge la cinquième édition, devra se pencher sur la question. Toutes les opportunités sont à saisir…
À l'exemple de ces journées mondiales de l'urbanisme qui doivent se tenir en novembre dans la cité des Princes.
L'avantage du off, dans un festival, est de permettre aux autochtones de confronter leur expérience à celle des autres, ceux qui viennent de l'extérieur…

Premier Off

Fabrice Blocteur, Nathalie Crépieux, Simon Deprez, Bruno Dzieg, Hélène Hurpet, etc., offrent au public qui poussent la porte des restaurants, des magasins où ils exposent leur vision d'une ville qu'ils aiment, comme on aime un visage parce qu'il est vrai et ne se dissimule pas sous un masque.
Face à cette ville intime les photographes invités donnent à voir des villes presque insaisissables. À l'instar de cette gare de Tokyo que Jean-Christophe Bécheret a arpenté comme on débarque sur la planète Mars, de ces passants incertains de Sébastien Camboulive, de ces immeubles abandonnés du centre de Lima de Pablo Hare et Philippe Gruenberg.
La ville étrange et étrangère à découvrir jusqu'au 6 juillet.



JYB



Un aperçu de Tokyo par Jean-Christophe Béchet

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