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.: La ville intérieure




Jindrich Streit photographie la ville comme il photographie son village de Sovinec (27 habitants). La ville pour lui est un univers trop anonyme et les rues ne sont pas son terrain de prédilection, ce qui l'intéresse, c'est de rencontrer les habitants chez eux dans les microcosmes des familles, de participer avec eux à une partie de leur vie.

Antonin Dufek, Directeur du Département de photographie de la Galerie Morave à Brno, dit de lui : «Voici les sujets préférés de Jindrich Streit, ouvriers au travail, réunions, élections, noces et enterrements, hommes et Jémmes solitaires, couples d'amoureux et
couples conjugaux, alcooliques, fumeurs, enfants,
animaux, vie religieuse, vie publique. En résumé, il s'intéresse à «la condition humaine».

Dans ses photographies, il y a surtout les visages. On ne se lasse pas de les "lire". Ils finissent par entrer dans notre subconscient. Visages de gens simples, tout à l'opposé des portraits de stars auxquels sont souvent
rivés les yeux des personnages de Streit, photographiés
devant la télévision...

Mais le visage n'est pas l'essentiel. L'essentiel se cache
derrière, dans d'étranges Jiançailles du moment présent
avec l'éternité, de la brutalité avec la douceur, du pécht
avec l'innocence, de la rudesse avec la compréhension,
de la laideur avec la beauté...».


Ce texte de A. Dufek parle des photographies réunies dans un livre «Un village c'est tout un monde». A la ville, Jindrich Streit essaye d'être comme à la campagne, il recherche la proximité de gens, il reconstitue l'échelle nécessaire à ses photographies en se rapprochant d'eux, en entrant dans leurs groupes qui dans son objectif deviennent autant de petits villages.


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