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.: Berlin mutations Urbaines




Huit années après la chute du mur, Berlin se cherche toujours une nouvelle identité. Les stigmates et les cicatrices de sa grandeur mais aussi de sa déchéance disparaissent aujourd’hui inexorablement. La volonté politique de faire de Berlin, la capitale de l’Allemagne réunifiée à l’aube de l’an 2000, passe visiblement par une formidable course contre la montre pour effacer les blessures laissées par le temps, par les guerres, mais aussi par la division de deux Histoires.

A l’initiative d’Archipress, cinq photographes ont entrepris en 1995-1996, un travail photographique pour témoigner de ces mutations urbaines.

Luc Boegly propose un parcours photographique restituant la vision fragmentée que nous pouvons avoir depuis les berges de la Spree. A travers un agencement sobre de la composition, ses images tentent de provoquer une impression ténue d’immobilité, une permanence du point de vue au profit d’un changement de décors.
Stéphane Couturier explore notre perception du temps. Les traces de l’ancien mur associés aux turbulences de la réunification permettent de mieux mettre à jour les stratifications successives de la ville de Berlin. Par des coupes verticales dans les entrailles des chantiers, c’est une dimension sédimentaire de la ville qu’il explore. Au-delà d’un simple aspect documentaire qui permettrait de déceler les anciennes “frontières” par la présence de signes typiques de l’un ou l’autre des territoires, ce travail photographique voudrait questionner ces situations historiques.
Jacqueline Salmon trouve matière à continuer ses recherches commencées en 1981 : le traitement de la mémoire des lieux, dans l’instant où leur usage est remis en question, voire définitivement dénaturé. Le théâtre de Berlin, se met aujourd’hui en scène dans des lieux “décalés”, ou menacés. Ces remises en cause mettent en évidence l’ensemble des problèmes urbains, politiques et économiques que rencontrent la nouvelle capitale.
Sylvie Bersout s’intéresse en priorité au tissu ordinaire de la ville. Non pas le vestige ou le monument décrété historique mais l’élément ordinaire de la composition urbaine : la forme d’une place, l’éloignement d’une rue, l’orientation et la fragmentation parcellaire, la présence ou la disparition des commerçants… tout ce qui fait l’identité d’un quartier.
Olivier Martin Gambier s’interroge plus particulièrement sur la physionomie des vides urbains. Ces photographies montrent comment la ville a intégré ces zones, de façon empirique, anarchique ou au contraire de manière très organisée. Ces images sont le témoignage d’espaces oubliés.

Françoise Morin
Commissaire de l’exposition





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